Le livre collaboratif permet d'écrire un bouquin comme les livres papiers d'avant.

Livre collaboratif, c’est quoi ?

Un livre collaboratif, en soi, le terme est « in » mais de quoi parle-t-on ? Il s’agit de réunir des auteurs pour concevoir une œuvre  représentative de ce groupe. De ce fait, on peut clairement identifier qu’il est question :

  • d’un groupe de personnes,
  • d’un thème représentatif
  • et d’un livre.

Ce sont les 3 notions fondamentales du travail collaboratif de conception d’un livre que nous allons développer un peu plus dans le détail.

La vision d’un groupe de personnes

En cela, il était certain que « collaboratif » renvoie à un groupe de personnes. Ceci étant, l’esprit du livre collaboratif va bien plus loin. En effet, il s’agit d’un groupe lié par un savoir, un métier, une expérience et peut-être par d’autres valeurs. En décrivant ce qui peut lier ces personnes, on se rend compte que l’on parle à 99,9% d’une communauté.

C’est là où le livre collaboratif prend toutes ses lettres de noblesse car il ne s’agit pas de travail collaboratif mais d’une production un peu plus personnelle qui engage chaque co-auteur. Ça y est, le mot est lâché !  Après avoir effectivement mis en lumière un lien entre ces personnes, maintenant on peut les dénommer par leur statut d’auteur car c’est exactement ce qu’ils vont être en partageant les informations qu’ils souhaitent publier.

Le thème ou sujet du livre collaboratif

Ce lien qui réunit les auteurs est très important car c’est précisément celui qui va correspondre aux lecteurs. Ces derniers seront intéressés par cet ouvrage collectif si et seulement si le thème les intéresse. Donc, il y aura une proximité communautaire (d’intérêt) entre les auteurs et les lecteurs, ces derniers étant généralement une cible identifiée par l’équipe de rédaction dès le départ.

Seulement, vous verrez par la suite qu’un comité éditorial peut éventuellement participer et, dans cette éventualité, ses membres seront aussi liés par ce même intérêt pour le sujet du contenu final.

Au demeurant, vous allez gérer vos participants (comité éditorial et co-auteurs) autour de ce sujet en les rattachant à celui-ci par leur expertise ou bien par des valeurs qui s’y rattachent. C’est une notion fondamentale pour ne pas subir des échecs de démotivation ou d’une autre nature.

Le mode de création détermine le livre collaboratif

La réalisation finale sera un livre. Mais pourrions-nous le caractériser plus précisément ? Ne pouvons-nous pas concevoir qu’il puisse s’agir d’un :

  • livre participatif
  • livre collectif
  • livre collaboratif

On peut parfaitement établir que le point commun entre les trois notions sont assez proches dans le sens où l’on retrouve effectivement une communauté (un groupe) publiant un sujet à plusieurs. Ceci étant, pour avoir moi-même l’occasion de gérer un beau projet de livre collaboratif sur la formation continue,  je dois bien avouer que j’y vois une différence fondamentale entre ces termes.

Le livre participatif

L’objet d’un ouvrage participatif est de s’enrichir des apports de plusieurs contributeurs. Ils apportent effectivement des idées, des concepts mais sans participer directement au livre dans sa partie éditoriale. Il y a même de grandes chances que ces contributeurs ne voient jamais cet ouvrage avant sa publication définitive.

Dans ce cadre, une équipe éditoriale se charge de la structuration de l’ouvrage, de la validation ou non des contenus apportés par des tiers et, in fine, de sa distribution. Dans le détail, il se pourra aussi qu’un auteur sera choisi pour la Préface du livre participatif et ce sera généralement le Commanditaire du projet qui en aura l’honneur.

Le livre collectif

Dans cette notion de livre collectif, nous sommes à la croisée du participatif et du collaboratif. Dans cette conception, il est fort probable que les auteurs échangent entre eux par le biais de documents Word avec une influence plus forte sur le contenu final.

En général, ce sont des co-auteurs qui sont des référents ou des personnalités dans leur domaine. C’est à ce titre qu’ils sont invités à y participer. Par voie de conséquence, leur publication sera bien plus respectée et il n’y a que peu de chances de voir leur écrit retoqué, à moins que ce ne soit sur des raisons de forme.

Le livre collectif est intéressant car il exprime effectivement une vision globale. Cependant, le fond reste à la discrétion du commanditaire qui peut parfaitement être :

  • ce groupe de co-auteurs (on est alors proche du livre collaboratif)
  • ou alors un tiers (on se rapproche plus du livre participatif).

Le véritable livre collaboratif

On en arrive au livre collaboratif qui, toujours selon mon expérience, va plus loin que le participatif et le collectif.

En effet, on ne parle plus de contributeurs ni de co-auteurs mais de véritables auteurs. C’est une différence fondamentale car ces personnes sont investies de la mission d’apporter des écrits reflétant la commande qui leur a été confiée d’apporter leur expérience, leurs connaissances ou des informations qui leurs sont spécifiques.

D’autre part, ils ont une liberté qui s’arrête là où commence celle des autres. Cela ne vous rappelle rien ? Chaque acteur du livre collaboratif agit en bon père de famille car ils ont ensemble une liberté de fond sur l’ouvrage final. En effet, une de ces libertés est de pouvoir « pousser » le thème choisi dans ses derniers retranchements.

Dans ce cas de figure, il faut bien avouer que l’on ne parle plus d’un projet collaboratif ou d’un outil collaboratif mais d’une aventure humaine où, finalement, on ne peut plus réellement savoir à quoi va ressembler l’ouvrage final. La seule certitude, à vrai dire, c’est qu’une grande partie des auteurs sera toujours dans l’aventure à la fin. Autrement dit, on sait avec qui on va créer ce livre mais on ne connaîtra la morale de l’histoire qu’à une phase avancée du bouquin.

Autre point déterminant, les auteurs sont associés à la gestion globale du livre. Dans mon projet, nous avons fait une présentation aux participants. Ensemble, nous avons convenu des modalités de distribution (gratuite) et du moment idéal pour le lancement de la première édition. L’écriture et la gestion globale du livre est une décision collégiale. La couverture ainsi que d’autres décisions n’échapperont pas à cette règle.

Comment créer un livre collaboratif ?

Il est intéressant de noter que l’édition a toujours eu la réputation d’être difficilement accessible. C’est comme un univers très fermé dans lequel les heureux élus « auteurs édités » sont peu nombreux ou des personnalités pour lesquelles on s’attend à retrouver leur popularité dans les ventes.

Aujourd’hui, le secteur de l’édition subit de plein fouet le même bouleversement que dans la musique, il y a quelques années. En effet, le livre papier est toujours présent dans les rayons comme les disques dans les bacs. Ceci étant, il faut désormais compter avec le livre numérique qui fait déjà office non pas de remplaçant mais de support de premier choix pour de nombreux lecteurs. Les supports sont nombreux entre la tablette, la liseuse, le téléphone mobile (la phablette, un écran de plus de 5 pouces) et les ordinateurs portables. En outre, il existe pratiquement une offre dédiée que l’on ne retrouve pas chez les éditeurs traditionnels, toujours orientés vers les auteurs de métier principalement.

À l’instar de ce qui s’est produit dans le monde de la musique avec le MP3 facile à créer et à éditer, il se produit le même cheminement dans le sens où l’on a désormais la possibilité d’utiliser des outils libres permettant une auto-édition et même la création d’un livre collaboratif sous WordPress, notamment. En réalité, la plateforme est personnalisée par un gestionnaire Pressbook de livre collaboratif. Mais ce sera un sujet à évoquer plus tard. Pour le moment, concentrons-nous sur cet élan qui permet de démocratiser l’écriture collaborative et l’auto-édition.

Le livre dans une économie collaborative en progression

Il est certain que le livre collaboratif a de beaux jours devant lui alors qu’il y a  moins de certitudes pour le livre papier traditionnel. En effet, la barrière à l’entrée pour se faire éditer chez les maisons d’édition est particulièrement élevée. Alors, pour se faire connaître, il est important de pouvoir accéder à son public sans bénéficier de l’appui traditionnellement apporté par ces acteurs professionnels du secteur.

Dans le même temps, il y a une évolution notable des pratiques collaboratives, par exemple en entreprise, qui va dans le sens d’un travail en commun à travers des communautés qui sont particulièrement orientées vers la réalisation d’un but fonctionnel et, dans ce cadre, deviennent des producteurs de contenus. La différence qu’il y a avec les ouvrages que l’on peut trouver chez les libraires correspond directement à la nature même des auteurs qui sont alors reconnus non pas pour leur statut ou leur métier d’écrivain mais pour leur expertise. En réalité, c’est un débat qui a déjà eu lieu auparavant quand les marques ont commencé à voir d’un mauvais œil les forums vantant certains produits ou dénigrant d’autres.

Toutefois, l’économie collaborative a une autre valeur que celle de collaborer entre des acteurs d’une même communauté ou qui, a minima, se connaissent personnellement. En effet, le développement des services de l’économie collaborative, par exemple les sites de partage de voitures, ont l’ambition de réunir des acteurs sur la base d’une valeur partagée personnellement au regard de la Société : l’environnement. Cette émergence ne peut être freinée par les secteurs commerciaux traditionnels à l’instar du livre collaboratif émergeant pour devenir progressivement un support qui se distingue du livre traditionnel mais non plus pour son format mais pour les auteurs dont la seule vocation, sans être forcément éloignée d’un objectif commercial, est de partager un savoir où une vision du monde.

Combler le vide d’accueil des écrivains par une auto-édition

Les maisons d’édition ont une réelle responsabilité dans la situation actuelle, valable autant pour le livre que pour la presse dans son ensemble. En effet, le désamour que l’on peut constater et qui cible directement les supports traditionnels souffre finalement d’une séparation franche entre une offre d’informations institutionnelles et une demande de plus en plus à la recherche d’un contenu « vrai ». Le premier reproche qui peut être fait au livre, c’est de se retrouver avec les seuls auteurs estampillés par les éditeurs et, par conséquent, une offre d’informations qui ne reflètent pas toute la diversité des lecteurs qui sont également les clients.

Pour un candidat à l’écriture, il peut être assez frustrant de ne pas accéder à l’édition. Dans ce cas, il y a 2 possibilités :

  1. Arrêter d’écrire et se concentrer sur une autre activité
  2. Se donner les moyens d’y parvenir et se lancer dans une auto-édition

L’objectif de ce site est de partager un retour d’expérience montrant que les outils collaboratifs sont également une richesse dans la mesure où chacun dispose librement des possibilités techniques permettant de lancer sa propre édition et ce, en moins de 24 heures. D’ailleurs, en connaissant directement la marche à suivre pour l’avoir réalisée à plusieurs reprises, cette opération ne me prend que 1 ou 2 heures sur la base de la publication d’un livre déjà rédigé.

Si vous recherchez l’auto-édition, ce n’est pas forcément une démarche facile. Néanmoins, vous disposez de tous les moyens permettant de rédiger un livre en ligne, de l’illustrer et de le convertir dans les différents formats comme le livre numérique, le Kindle d’Amazon et le PDF pour tous les autres écrans comme le PC.

En outre, il y a une population en recherche d’une offre beaucoup plus variée et qui saura trouver son auteur à l’instar des films d’art et d’essai et des court-métrages, qui sont une démarche généralement personnelle de la part du réalisateur mais qui trouve effectivement son public. Pourquoi ne serait-ce pas le cas pour votre propre livre ? Si votre projet est d’écrire, il ne faut surtout pas s’arrêter. Il faut persévérer car c’est la condition pour générer cette production culturelle et que celle-ci porte votre nom en tant qu’auteur (et éditeur !).

Pour finir sur l’auto-édition, il est important de savoir que la mise en place d’une telle plate-forme est tout à fait réalisable et ce, grâce à des outils qui ont été prévus pour une installation facile. Si vous n’êtes pas webmaster, peut-être que cela vous prendra 1 heure ou 2 de plus. En définitive, ce qui compte, c’est que chacun puisse monter sa propre maison d’édition pour mettre en ligne des livres et les diffuser par Amazon, la Fnac ou par votre propre site internet de diffusion.

Est-ce que mon Histoire intéresse quelqu’un ?

Je gère moi-même un livre collaboratif qui évolue en ce moment même, à l’heure où j’écris cet article. Il est vrai que la question qui ressort le plus parmi les auteurs de mon livre est justement la suivante : « qui peut s’intéresser à ma propre histoire ? ». Il s’agit d’un livre collaboratif qui traite des expériences de formation. Vous pouvez d’ailleurs consulter le site (http://lico.amicale-energies.org) pour prendre connaissance de ce projet qui est, à mon sens, très innovant pour inspirer les candidats à la formation continue pendant leur vie professionnelle et leur montrer dans quelle mesure c’est possible.

Ce que je réponds aux personnes qui me questionnent sur l’intérêt de leur histoire ? Je leur réponds qu’une histoire en particulier n’a pas forcément un grand intérêt, si ce n’est que bien souvent on se trompe parce que l’expérience d’une personne peut influencer la décision ou voire même le cours de la vie du lecteur. Dans le livre collaboratif, on ne retrouve pas la vision d’une seule personne mais celle de plusieurs personnes qui vivent une situation ou qui apportent leur regard personnel sur un sujet en particulier.

Vous concernant, si vous hésitez à partager votre vision du monde, une histoire romancée ou un essai sur un sujet qui met votre intellect en ébullition, ce serait dommage de ne pas la partager avec tout le monde, surtout si elle est originale et que cette vision ne se trouve pas représentée ailleurs.

Quel que soit le sujet, si vous vous y intéressez, il y a de grandes chances que d’autres personnes s’y intéressent également. Ceci étant, pour permettre cette rencontre entre l’auteur et le lecteur, il faut déjà qu’il y ait un livre écrit et publié et ce, qu’il s’agisse d’une auto-édition pour un auteur unique ou d’un livre collaboratif.

Qui peut bénéficier directement du livre collaboratif ?

Le livre ainsi rédigé et produit bénéficie directement des technologies émergées à partir du développement des outils collaboratifs. En ce sens, il y a une véritable réflexion qui a permis de faire avancer l’ergonomie ainsi que la sécurité des contenus durant le cycle de vie : du brouillon à la publication en ligne, en passant par la phase de validation.

Regardons plus en détail le cas que je connais personnellement pour en être moi-même à l’initiative et le gestionnaire. Au sein d’une association qui a un projet associatif à porter, c’est l’occasion de pouvoir associer les adhérents mais aussi des personnalités extérieures à l’organisation sur un sujet qui entre dans son domaine.

D’un autre côté, tout au long du projet, il est apparu que les auteurs étaient enthousiasmés par ce projet, à commencer par l’idée de pouvoir partager une histoire qu’ils n’ont que peu d’occasions de partager avec des collègues dans leur entreprise, sachant que l’on parle de formation professionnelle.

Dans le cadre de l’association, cela représente un élan très particulier car il associe les acteurs moteurs dans cette démarche avec, en ligne de mire, la création d’une richesse nouvelle qui correspond à un recueil de témoignages.

Ceci étant, une association humanitaire pourrait parfaitement utiliser les outils du livre collaboratif pour permettre à chacun de ses représentants dans le monde entier de partager le quotidien en apportant des témoignages ou en contribuant à un rapport d’activité décentralisé. En plus, c’est possible d’utiliser le format textuel, des photos ainsi que du multimédia du type vidéo et audio.

Les outils collaboratifs en entreprise

En ce qui concerne l’entreprise, les outils collaboratifs se sont beaucoup développés sur ces dernières années. Ce qu’il manque, à ce stade, c’est de pouvoir les utiliser dans le cadre de l’activité même. Quand il s’agit de créer une base de connaissances (Knowledge management), la démarche est significativement adoptée. Cela veut dire que l’appropriation de ces outils fonctionne bien pour ce qui est de centraliser l’information produite par plusieurs acteurs.

Peut-on en dire autant des productions comme une publication d’entreprise ? Si on prend les grandes entreprises comme base de réflexion et le rapport annuel que chacune produit chaque année ainsi qu’une littérature pléthorique à destination des investisseurs et des autres parties prenantes institutionnelles, il semble que l’usage aille en direction d’une agence de rédaction qui va alors se charger de l’écriture sur la base de différents éléments échangés par mail, la plupart du temps.

De cet exemple, on se rend compte qu’il est tout à fait possible de faire adopter le livre collaboratif en entreprise et ce, pour un gain de temps évident puisque ce sont les contributeurs eux-mêmes qui vont publier les informations nécessaires avec une gouvernance décidée par le responsable de cette édition. En définitive, cela permettrait de centraliser à la fois l’écriture mais aussi les commentaires que les acteurs peuvent réaliser entre eux de façon à corriger ou compléter les propos abordés.

Gouvernance collaborative ou liberté des auteurs ?

On pourrait se dire que le fait de disposer d’un moyen nouveau de production collaborative de contenus devrait aller dans le sens de plus de liberté. En réalité, si l’écriture est assurée collégialement dans le même ouvrage grâce à des insertions en temps réel, il n’en demeure pas moins que la ligne éditoriale doit exister et être respectée pour donner une cohérence d’ensemble à l’ouvrage.

Ce n’est pas un sujet facile parce qu’il s’agit de mettre en place un comité éditorial qui a l’autorité nécessaire pour pouvoir donner son avis sur le fond, comme sur la forme. Néanmoins, s’agissant d’un investissement personnel, même dans une entreprise pour ce qui relève d’une vision d’un projet sous un angle ou sous un autre, la vie d’un membre du comité doit tenir compte de la sensibilité de l’auteur.

Vous aurez certainement compris que la création du comité éditorial requiert un choix très particulier et ce, pour la connaissance du sujet à traiter comme de la communauté des auteurs :

  • leur parcours,
  • leur histoire,
  • leur expertise, etc.

Toutefois, en entreprise, le mode de création d’un rapport annuel, par exemple, revient à la direction même de l’entreprise et les salariés doivent s’y soumettre parce que cela fait partie de leur responsabilité professionnelle. Dans le même temps, cela ne signifie pas que l’adoption sera facile et définitive. Comme dans toutes les démarches d’innovation, ce qu’il convient de garder à l’esprit, c’est la conduite du changement nécessaire pour faciliter la transition de contributeurs sous Word à l’édition de l’œuvre finale d’un rapport collaboratif pour l’externe.

Dans le cas d’une association, il est déjà très difficile de pouvoir mobiliser l’ensemble des adhérents et des amis pour des actions ponctuelles. Cela signifie que, à défaut de rémunération, il est inenvisageable de pouvoir mobiliser les acteurs d’un livre collaboratif sur une trop longue période. Cela signifie que les auteurs vont prendre le temps de rédiger leurs différents chapitres et parties du livre en fonction de leurs obligations professionnelles et personnelles. En ce qui concerne le comité éditorial, il doit être suffisamment nombreux pour pallier à l’indisponibilité des autres membres.

Pour ma part, j’ai vivement recherché la quantité pour disposer de 7 membres pour mon comité éditorial ; suffisant parce que chacun est pris par ses engagements professionnels. En même temps, j’ai recherché une grande diversité de manière à ce que chacun puisse avoir un angle précis dans la lecture des témoignages qui ont été soumis dans mon livre collaboratif. C’est la raison pour laquelle j’ai pu obtenir la participation de grandes écoles ainsi que de personnalités individuelles pour leur croyance en la formation continue et à l’Histoire de la Formation.

Pour ne pas tomber dans le livre collectif ou participatif, le livre collaboratif est un ouvrage vivant. En effet, chaque auteur va écrire en faisant référence à sa propre vision et donc à sa propre interprétation du sujet traité. En conséquence, il y a une grande tolérance, voire une certaine liberté dans la proposition qui va venir enrichir l’œuvre autant sur la forme que sur le fond. Il faut donc avoir un comité éditorial tout à fait ouvert aux propositions mais aussi des auteurs audacieux qui vont pousser le thème dans ses derniers retranchements.

Cela peut donner l’impression que c’est difficile à gérer mais, dans la pratique, c’est une véritable richesse qui va vous permettre de découvrir petit à petit ce à quoi va ressembler votre livre collaboratif. En cela, il s’agit d’un véritable projet humain où l’aventure a toute sa place puisque le mystère demeure jusqu’à une phase avancée. Autrement dit, il est difficile de savoir au départ à quoi peut ressembler un livre collaboratif tant que les auteurs ne sont pas exprimés pleinement.

J’espère que ce résumé de retour d’expérience du livre collaboratif vous a plu. Il s’agit d’un effectivement d’un résumé car il y a tant à dire sur ce projet que j’ai commencé début 2015 pour une première édition à venir, d’ici fin 2016. Si vous avez des questions ou des observations, n’hésitez pas à utiliser les commentaires pour les poster.

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